Ce sanctuaire primitif remonterait au XlIème siècle.
Il aurait été édifié à la demande
d'une jeune fille noble, Marie Desclassan, qui, après la mort
de membres de sa famille en Terre Sainte, lors de la première
croisade, s'était retirée en ces lieux en 1099, pour y
vouer sa vie à Dieu.
Cette chapelle fut détruite lors de la révolution
de 1789, puis reconstruite en 1884. On put retirer des décombres
un monument épigraphique précieux :
la pierre tombale
d'un ecclésiastique appelé Raymond d'Autezac, datée
de 1262.

Fut sauvée également
une magnifique statue de bois doré de Sainte Marie, datant de 1637. C'est le trésor le plus ancien
de l'abbaye.
Le pèlerinage à Sainte Marie se célèbre
chaque année le premier dimanche de septembre.
Cette chapelle est d'inspiration romane. Le
matériau principal est la brique.

A l'extérieur, on peut voir une nef unique avec
des galeries de chaque côté. Son portail est surmonté
de deux tours clochers. Sa façade est sobre, sans sculpture
et il n' y a pas de tympan. On distingue trois fenêtres en arcs
en plein cintre au dessus du portail représentant la Trinité.
Ce portail est surmonté d'un "fronton" triangulaire et possède
deux voussures.
A l'intérieur, il y a une nef unique sans
collatéraux ni transept, les chapelles sont dans les contreforts.
La voûte de la nef est en berceau plein cintre avec cinq travées.
Il se dégage une grande sobriété avec une absence
totale de peinture et sculpture. Le chevet est arrondi. Les vitraux,
qui ne sont pas d'origine, représentent "les quinze mystères
du Rosaire" (Annonciation, Visitation et tous les autres grands évènements de la vie de la Vierge...
).
