Comme l’indique son nom, le scriptorium est un lieu « où l’on écrit ». Dans l’histoire de l’architecture monastique médiévale et jusqu’à l’invention de l’imprimerie au XVe s., il désignait le lieu où, dans les monastères, se réalisait la retranscription (ou copie) des ouvrages nécessaires à la vie liturgique, spirituelle et intellectuelle des moines. Certains d’entre eux avaient justement pour obédience d’assurer la copie et l’enluminure de ces livres, et ils le faisaient dans ce lieu qu’on appelle précisément « scriptorium ».
Aujourd’hui, nous avons gardé ce nom pour désigner le lieu où, dans la tradition cistercienne, les frères se retrouvent quotidiennement à des heures régulières, surtout le matin après l’office des Vigiles et le soir avant l’office de complies, pour s’adonner à la lecture et à l’étude de la Bible ou d’ouvrages destinés à nourrir leur vie spirituelle.Avec l’église et le réfectoire, le scriptorium est ainsi un des trois lieux principaux où le moine se nourrit : spirituellement à l’église ou l’oratoire, corporellement au réfectoire et intellectuellement au scriptorium.