Le « chemin du Bonheur » a été réalisé au rez-de-chaussée Le choix de ce lieu n’est pas anodin : c’est là en effet, qu’atteint par la tuberculose, le frère Marie-Joseph acheva sa vie, le 17 juin 1903.
Quand il entra au monastère, le 5 décembre 1894, le bâtiment, qui existait déjà, venait cependant tout juste d’être achevé : la chapelle qui la jouxtait et qui faisait la liaison entre l’église abbatiale et l’infirmerie, fut en effet bénite en 1890. D’après les annales du monastère, il semblerait cependant que ce soit seulement en date du 25 juin 1896 que les malades y furent introduits. À cette date, on lit en effet dans la chronique : « On a fait prendre possession de la nouvelle infirmerie aux malades, quoique l’installation soit encore toute incomplète ». De son côté, environ à la même époque, le P. Cassant notait dans ses cahiers : « Nettoyage nouvelle infirmerie, pensé à la mort ».
Quoi qu’il en soit de ces détails, le « chemin du bonheur » nous invite à effectuer un parcours sinueux, entre ombre et lumière, qui nous conduit, au fil de sa vie et au travers de sa spiritualité, jusqu’à sa chambre d’infirmerie, puis à Rome où sa Béatification fut célébrée, le 3 octobre 2004.
Au départ du chemin, les panneaux de gauche attirent notre attention sur la place centrale que l’Eucharistie et la dévotion au Sacré-Cœur occupent dans la vie du P. Cassant, et cela depuis son enfance. C’est là qu’il puisa sa force pour poursuivre sa route où les obstacles ne manqueront pas, et c’est là aussi, à cette double source spirituelle, qu’il veut nous conduire. Sur sa route et jusqu’au terme du chemin, Lumière et joie malgré tout. N’est-ce pas lui en effet qui voulait faire de sa mort « un sommeil d’amour dans le Cœur de Jésus » ?
C’est ainsi qu’arrivé au terme du « parcours », le « Pèlerin du bonheur », s’il le souhaite, peut accéder à la « Chapelle du Père Cassant ». Ancienne chapelle de l’infirmerie ou « chapelle Notre-Dame des sept douleurs », Marie-Joseph Cassant y célébra sa dernière messe, le 31 mai 1903, là où, pour le salut du monde, sur l’autel de l’eucharistie, il associait ses souffrances à celles de Jésus, en pleine communion avec son Maître et Seigneur, celui à qui il avait voué toute sa vie : « Tout pour Jésus, tout par Marie ». .