Le 21 septembre 1875, Dom Etienne Salasc, deuxième abbé du Désert décide de monter une fabrique de liqueur (vin de quinquina) pour subvenir à l’œuvre des oblats. À cet effet, il fit construire un bâtiment qui, lors de sa construction, se trouvait séparé des autres édifices du monastère : en fait, à l’emplacement actuel du magasin.


Le 5 novembre 1887, sous l’abbatiat de Dom Candide Albalat, on décide la fermeture de la distillerie et les lieux sont alors affectés, de 1887 à 1902, à l’atelier d’apiculture (qui fut pendant longtemps une activité importante du monastère).
Mais dans le même mouvement, dès janvier 1888, on entreprend des travaux d’aménagement des bâtiments pour y construire nouvelle infirmerie. On profitera aussi de ces travaux pour relier l’ancien bâtiment avec l’église abbatiale en adossant à son chevet (côté est) une chapelle de style néogothique : la chapelle Notre-Dame des sept douleurs. De même, on utilisera la dénivellation de terrain pour aménager, en sous-sol, une crypte destinée à devenir le caveau des abbés du Désert.
En 1890, une fois le bâtiment construit, un peintre toulousain nommé Terral vint parfaire l’ouvrage en réalisant un ensemble de peintures que l’on peut encore voir aujourd’hui : des Anges portant les insignes de la Passion, entourant une statue de la Piéta.
Les lieux seront bénis le 15 juin de la même année, et le même jour, on procède à la translation, dans la crypte fraîchement aménagée, des restes de Dom Marie Daverat, premier abbé du monastère, décédé le 2 juin 1867.