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Les temps de prière :
les Offices,
l'Eucharistie |
Le Christ prie avec eux et en eux, selon la longue tradition
de prière du peuple d'Israël dont il est issu. Les moines Le prient
comme Tête de l'Église, dont les prières anciennes et nouvelles inspirent
la leur. Les psaumes, prières typiques d'Israël, constituent la part
la plus abondante de la prière des moines. Ces prières poétiques expriment toute la gamme des sentiments humains, des plus archaïques comme le
désir de vengeance, aux plus affinés comme le désir de voir Dieu, des
plus révoltés aux plus confiants. Louanges, cris, supplications, lamentations,
accusations, questions se succèdent, toujours ouverts à la force de
l'Espérance.

C'est elle, l'Espérance, en effet, qui soutient la
marche de l'homme, fragile, éprouvée et orientée par le mystérieux appel
de Dieu à vivre vraiment en alliance avec Lui. Cette fréquente psalmodie
est accompagnée de la proclamation et de l'écoute de la Parole de Dieu,
qui a parlé à maintes reprises et de diverses manières par Ses prophètes,
par Son Fils fait homme né de la Vierge Marie. A chacune des heures
de prière de la communauté à l'église, les moines cisterciens La prient
comme Celle qui a cheminé aussi dans la Foi et l'Espérance et comme
leur Mère attentive à les accompagner pour qu'ils gardent leur coeur
tourné vers Son Fils Jésus. Ce rythme quotidien de prière connaît un
moment particulier, celui de la célébration de l'Eucharistie partagée
chaque dimanche avec de nombreux proches de l'Abbaye.

Pour nourrir la Foi, l'Espérance et l'Amour, Jésus
Se donne encore aujourd'hui réellement dans ce geste qu'il a confié
à Ses disciples juste avant d'entrer dans Sa Passion: " Faites cela
en mémoire de moi ". En communiant à ce geste qui réalise le propre
Don de Jésus, dans Sa vie, Sa mort et Sa résurrection, nous rendons
grâce à Son Père et Notre Père en devenant des hommes vraiment donnés,
des frères vraiment vivants. Le moine est homme de louange, d'action
de grâce, célébrant, chantant les Merveilles de l'Amour du Père, dont
la plus excellente est la venue de Son Fils en notre condition qu'il
a vécue en toutes choses, excepté le péché. Moines chrétiens nous sommes
attachés à cette humanité du propre Fils de Dieu "vrai homme et vrai
Dieu ".
Nous désirons, nous aussi, dans cette école qu'est
le monastère devenir des hommes libres et vrais, à Sa ressemblance.
La vérité de l'homme est dans l'Amour du Père tel que Jésus nous le
révèle en Lui-même et qu'il nous communique par Son Esprit. C'est l'Amour
divin qui est la Clef du mystère de notre vie monastique. Amour dont
nous ne sommes ni l'origine ni le terme mais dont le dynamisme nous
séduit et nous conduit sur le chemin toujours à découvrir de notre coeur
promis à Son Infini. Aimer, c'est contempler non seulement pendant les heures
de prière communautaire à l'église, mais également pendant
les heures
de lecture au scriptorium durant lesquelles le moine ouvre à l'Esprit de Vérité ses facultés
pour qu'il les oriente vers Jésus. C'est Lui qui révèle la vraie Face
de Dieu et le vrai visage de l'homme dans Son propre Visage de Fils
de Dieu fait homme. Des moments précis sont consacrés à ce que nous
appelons la lectio divina, cette lecture éclairée par la Foi qui nourrit
le désir de connaître Dieu pour L'aimer toujours mieux. Notre contemplation
s'accomplit également dans des moments de
prière personnelle solitaire.
Notre vie personnelle est à la fois communautaire et solitaire. Pour
favoriser ces deux dimensions, nous cultivons le silence, soit par une
absence formelle de parole, soit par un souci de sobriété et de qualité
dans les paroles échangées.
Aujourd'hui, nous avons confié l'exploitation de notre patrimoine foncier à des fermiers voisins. Depuis 1994, nous collaborons avec les bénédictines de Chantelle pour l'élaboration et la distribution des produits d'hygiènes.
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Le travail est un élément très important de
notre vie de moines. Par tradition, les cisterciens sont des agriculteurs.
D'autres activités visent également à procurer l'argent
nécessaire à une saine économie de subsistance et de partage
entre les membres de la communauté. L'aide à différentes formes de
détresses extérieures est également prévue dans notre budget. |
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Nous veillons à accomplir nos
diverses tâches dans un climat de silence. Sans exclure toute parole,
il la limite. Ce silence est toujours au service d'une vie attentive,
il favorise une vraie présence à ce que nous faisons et à ceux avec
lesquels nous devons accomplir ces diverses tâches. Nécessaires pour
notre vie en communauté sont les tâches plus domestiques telles que
celles de la cuisine, de la blanchisserie, de la lingerie, du ménage.
Nous y investissons une grande part de notre budget ainsi que dans l'entretien
des divers bâtiments. |

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Travailler ensemble ou seul requiert une désappropriation
personnelle dans le service de la communauté, un sens de responsabilité et de solidarité. Tous ces efforts dans le travail sont ouverts à la
simple joie du travail bien fait, à notre épanouissement. Notre dépouillement
volontaire entraîne le renoncement à toute propriété personnelle que
pourrait apporter le fruit de notre travail. Il se manifeste également
par l'utilisation sobre de tout bien communautaire. C'est aussi une
manifestation d'obéissance qui nous oblige à ne pas choisir nos tâches,
pour les recevoir du Père Abbé ou de tout autre responsable désigné.
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