Abbaye Sainte-Marie-du-Désert

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                                                           Son histoireLa visiter - La vie monastique - Bhx M-J CASSANT
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Dom André Malet meurt en 1936. Son prieur, dom Joseph-Marie Vilanove, est élu pour lui succéder. En 1948, un très jeune père abbé, dom Jean de la Croix Przyluski prend la relève; il restera seize ans à la tête de la communauté, avant d'être élu abbé d'Aiguebelle, en 1964.A cette date lui succède dom Adolphe Linet. Après 1966, dom Alexandre Decabooter présidera aux destinées de l'abbaye. Ainsi, sous ces quatre abbés, la vie suit paisiblement son cours à Sainte-Marie-du-Désert. Pourtant, durant cette période, bien des événements ont secoué le monde, notamment la Deuxième Guerre mondiale. Surtout, les historiens nous le diront, en ces quelques décades nombre de changements sociaux-culturels sont intervenus et les mentalités ont profondément évolué. La facilité des moyens de communication à travers la planète, le développement des mass media, l'usage intensif et universel de la radio et de la télévision, font circuler les idées et les modes. Des institutions ancestrales et qui paraissaient solides sont minées. La foi et la pratique religieuse ont été atteintes de plein fouet. " Notre Église, disait le cardinal Etchegaray, commence à peine son Exode... Nous ne sentons plus sous nos pas l'humus chrétien qui a nourri tant de générations ". Moins de pratiquants, moins de militants, moins d'enfants catéchisés et donc baisse alarmante des vocations sacerdotales et religieuses. Nos communautés monastiques subissent cette crise. La plupart ont vu leurs effectifs diminuer sensiblement.

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Un autre grand événement est intervenu, cette fois dans la vie de l'Église. Le concile Vatican II (1962-1965) a été une grande réflexion de l'Église sur elle-même. Précisément, elle s'est demandé comment répondre aux problèmes de ce temps, faire face aux changements qui l'ont atteinte dans sa chair vive. Le concile a préconisé un retour aux sources les plus pures de la foi et en même temps une recherche pour que l'Église soit mieux adaptée à sa mission dans le monde moderne. Le concile a aussi donné sa lumière sur la rénovation et l'adaptation de la vie religieuse (décret " Perfectae caritatis ") : " La rénovation adaptée de la vie religieuse comprend à la fois le retour continu aux sources de toute vie chrétienne ainsi qu'à l'inspiration originale des instituts et, d'autre part, la correspondance de ceux-ci aux conditions nouvelles d'existence. La norme ultime de la vie religieuse étant de suivre le Christ selon l'enseignement de l'Évangile, cela doit être tenu par tous les instituts comme la règle suprême. On mettra en pleine lumière et on maintiendra fidèlement l'esprit des fondateurs et leurs intentions spécifiques de même que les saines traditions. Les meilleures adaptations aux exigences de notre temps ne produiront leur effet qu'animées par une rénovation spirituelle ". Ainsi, suivant le concile, s'il faut " supprimer ce qui est désuet ", c'est pour une fidélité nouvelle, une fidélité créatrice, à la pensée des fondateurs.

 

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