Selon
la tradition c'est en 1099 que
Marie Desclassan, jeune fille noble
des environs, se retira dans ce vallon de la Gascogne toulousaine,
pour y vouer sa vie à Dieu dans la solitude et la prière. Ce lieu
était alors inculte et désert, perdu au milieu de coteaux boisés,
d'où son appellation d'herm. La jeune ermite mourut en 1117 et les
populations d'alentour honorèrent son tombeau.
La chapelle près de
laquelle elle était inhumée devint le lieu d'un pèlerinage marial,
sous le patronage de la Nativité de la Sainte Vierge, toujours en
honneur au début de septembre. La chapelle prit alors le nom de Sainte-Marie-de-l'Herm,
puis en 1819 celui de Sainte-Marie-du-Désert. C'est là, dans l'Archidiocèse
de Toulouse qu'arrivèrent les premiers moines cisterciens-trappistes
en provenance de l'Abbaye d'Aiguebelle (Drôme), le 21 décembre 1852
.
Les
moines cisterciens ont leur lointaine origine à
Cîteaux(Côte d'Or)
monastère fondé en 1098 par des bénédictins suivant La Règle de Saint
Benoît, préoccupés de vivre tout particulièrement la solitude, la
séparation du monde, la pauvreté et le travail manuel. En 1112 l'arrivée
parmi eux de Bernard de Fontaine donnera une vive impulsion à ce nouvel
ordre. Celui qui devint saint Bernard fonda Clairvaux. Le même siècle
sera comme l'âge d'or de l'expansion cistercienne avec 350 monastères.
En 1667
l'Abbé de Rancé réforma l'Abbaye cistercienne de la Trappe (Orne)
ce qui donna naissance à une nouvelle branche de l'Ordre, appelée
de nos jours Ordre Cistercien de la Stricte Observance, répandue sur
les cinq continents. Les moines, une trentaine, vivant actuellement
à l'Abbaye Sainte-Marie-du-Désert, lui appartiennent. Pour sa part
Sainte-Marie-du-Désert a fondé en Espagne deux monastères : San Isidro
de Dueñas en Castille, près de Palencia, en 1891 et Viaceli, près
de Santander, en 1908.
Les trois fondateurs de l'ordre de Cîteaux
Saint Robert, Saint Albéric, Saint Étienne